Interview avec Aline Mayard, ancienne diplômée de l’EDHEC

Aujourd’hui nous vous proposons une interview avec Aline Mayard. Ancienne diplômée de l’EDHEC en 2011, dotée d’un parcours qui peut en inspirer plus d’un, elle nous raconte comment elle en est arrivée là.

 

  • Présente-toi, qui es-tu?

Je m’appelle Aline Mayard, parisienne diplômée de l’EDHEC en 2011. Je me suis passionnée pour le monde des startups et de l’innovation dès le début de mes études et ne l’ai pas quitté depuis.

  • Quelle a été ton parcours ?

J’ai eu la chance de pouvoir voyager et travailler en même et j’ai réalisé: À chaque fois que je travaillais dans un lieu hors du commun (une plage au Sénégal, le désert américain), j’étais plus productive, créative et motivée que jamais.

En tant que journaliste couvrant les startups arabes, j’ai eu la chance d’interviewer des startups européennes et américaines ayant élu domicile à Taghazout, un village de surfeurs au Maroc, certain pour un mois, d’autres pour neuf. Cette expérience les a changé et les a aidé à travailler mieux et à faire preuve de perspective.

J’ai alors commencé à parler avec des startups, des accélérateurs et des espaces de coworking et ai pris part à des retraites de startups pour comprendre comment je pourrais améliorer l’expérience que ces startups avaient vécue à Taghazout et permettre à plus de startups d’en bénéficier.

J’ai passé une grande partie de l’hiver et du printemps 2015 à Taghazout, ce qui m’a permis d’y organiser deux tests du programme de résidence.

Les participants sont venus de Suède, de France, d’Angleterre, des Pays-Bas et des Etats-Unis. Les profils étaient variés puisque les startups avaient entre six mois et trois ans d’existence et étaient dans le secteur de la mode et du design, de l’économie collaborative ou encore de l’éducation.

Sur place, certaines startups ont réussi à mettre au point une stratégie de développement à l’international, à préparer une troisième levée de fonds ou encore à se reposer après un lancement fatiguant.

Après une campagne de crowdfunding l’été dernier, j’ai ouvert les portes de la maison en octobre 2015. Je les ai fermé en février 2016 car gérer The Blue House en l’état ne me rendait pas heureuse.

  • Quelle a été ta motivation à faire ça ?

Les startups ont tendance à être tellement prises par les problèmes du quotidien qu’elles oublient de prendre du recul et de penser au long terme, elles sont parfois coincées, à court d’inspiration.

Le développement des espaces de coworking a prouvé que l’environnement dans lequel on travaille a une influence énorme sur notre productivité et créativité.

Avec The Blue House j’ai voulu créer un lieu qui permette aux startups de sortir de leur bulle, de découvrir un nouveau pays, une nouvelle façon de vivre, de prendre du recul et revoir leur façon de travailler.

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  • Qu’est-ce qui t’as motivée à choisir ce business plutôt qu’un autre?

C’est celui-ci que je voulais monter. Mon objectif n’a jamais été de monter un business pour monter un business. J’ai vu un besoin, eu une idée, le timing était bon, alors j’ai décidé de le lancer.

  • Les avantages de ton business ?

J’ai beaucoup appris sur moi-même, j’ai été obligé de revoir ma façon de travailler pour pouvoir faire plus, plus vite. J’ai appris à mettre des limites, à mettre de l’ordre dans ma vie pour me préserver. On peut vite oublier de prendre soin de soi, d’être heureux et faire un burnout.

J’ai aussi eu la chance de découvrir de nouvelles façons de vivre très loin de celles de Paris que ce soit parce que je vivais dans un village, entourée de surfers et dans le Maroc rural. J’ai réalisé que ce n’était pas fait pour moi mais cela m’a permise de changer ma vision sur le travail et d’améliorer ma routine de vie.

Et puis évidemment, j’ai rencontré un nombre de personnes fascinantes incroyables que cela soit des personnes qui sont venues à The Blue House ou des personnes qui ont soutenu mon projet, notamment les membres de mon board. Cela m’a permis de mieux connaître les scènes startups européennes et américaines.

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  • Comment te sens en tant que femme entrepreneur?

Je ne sais pas quoi répondre. Je ne me considère pas comme une femme entrepreneur, juste comme une entrepreneure !

  • As-tu déjà rencontré des difficultés? Si oui lesquels?

Qui n’a pas rencontré de difficultés ? Pour moi, la difficulté numéro une a été la solitude surtout après le départ de mon associé.

Je pense aussi avoir essayé de faire trop à la fois : monter ma première entreprise, dans un secteur que je ne connaissais pas (l’hôtellerie) et dans un environnement que je n’avais jamais expérimenté (un village), c’était beaucoup à la fois.

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  • Que représente pour toi la femme de nos jours ?

Une femme ne représente rien. Une femme est une femme, un égal de l’homme. Je suis féministe et je milite depuis toujours pour un enseignement et encadrement paritaire de la crèche à au lycée, mais je ne pense pas que la femme représente quoi que ce soit ou qu’être une femme est quelque chose de si particulier. Que ce soit moi ou mes amis, nous faisons notre boulot, les gens apprécient notre travail et nos visions, et être une femme ne change rien à ça.

Un grand merci à toi Aline, on te souhaite bien évidemment la plus belle des réussites !

Surtout n’oubliez, BAVARDEZ-EN !!

Olivier. M

 

 

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